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Pourquoi les « chasseurs de têtes » sont-ils mal élevés ?

« Ils ne rappellent jamais » ; « Leurs process de recrutement sont opaques »… Quoi qu’on en dise, les cabinets de recrutement ont mauvaise presse auprès d’un certain nombre de chercheurs d'emploi.
Mais pourquoi les salariés ont-ils du mal à les comprendre? Comment faire pour bien travailler avec eux?

1-     Parce que vous n’êtes pas le client du chasseur de tête

D’où vient la mauvaise réputation des chasseurs de tête auprès d’un certain nombre de candidats ? Tout d'abord, d’une confusion dans l'esprit de ces derniers. Contrairement à ce que vous pensez peut-être (ou plutôt le souhaiteriez), vous n’êtes pas le client du chasseur de tête. Son client, c’est la société qui recrute. Sa mission n’est pas de vous trouver un poste, mais de trouver le plus vite possible un candidat qui convienne à son client.

2-     Parce la crise leur met la pression

D’autre part, la période de crise est particulièrement difficile… pour eux aussi. Les chasseurs de têtes vivent sous une pression plus forte, car les missions que leur proposent les entreprises clientes se raréfient, dans un climat particulièrement exigeant. Chômage élevé signifie, d’un autre côté, beaucoup de candidatures pour chaque poste proposé.

Bref, dans cette situation de tension forte des deux côtés, les consultants ont tendance à donner la priorité à l’efficacité sur le relationnel… Cela peut-il expliquer en partie que vous vous sentiez frustrés d’un « manque de courtoisie » que vous prenez parfois comme un manque de respect ?

3-     Parce qu’il faudrait chasser l’émotionnel de cette relation purement professionnelle

Quoi qu’il en soit, n’est-ce pas (et du moins si vous voulez décrocher les postes qu’ils sont chargés de pourvoir),  vous ne pouvez pas vous passer des cabinets de recrutement. Comment faire, alors ? Trouver un modus vivendi… en commençant par chasser, tout simplement, l'émotionnel de cette relation purement professionnelle.

4-     Parce qu’il faudrait « jouer le jeu » de la chasse de tête

A la base, c’est au chasseur de tête d’aller dénicher le candidat que recherche son client. Et pas l’inverse. Ainsi, rien ne vous permet a priori de savoir quel cabinet est en charge de la mission que vous cherchez. Vous allez donc postuler auprès du plus grand nombre… à condition qu’ils correspondent à votre profil pour éviter les coups d’épée dans l’eau.

Chacun a en effet un cœur de métier dans lequel il est plus présent. Pour certains il s'agit d'un secteur géographique (Rhône Alpes, Asie ...); d'autres d'un métier (Informatique, enseignement ...); pour d'autres encore ce sera le secteur public ou les Cadres Dirigeants....

Heureusement, pour vous aider à faire votre choix des annuaires existent, notamment sur Internet. Vous pouvez commencer par : www.cadremploi.fr/emploi/annuaire_cabinets, bien sur, mais également par www.cabinet-recrutement.org .

5-     Parce qu’il ne faudrait pas attendre de réponse

Les chasseurs reçoivent donc un grand nombre de CV et vont eux-mêmes chasser un certain nombre de candidats (c’est le jeu, nous l’avons vu !). Dans ce contexte, si votre profil intéresse le consultant, il vous contactera. Sinon, il passera au CV suivant.

S'il ne vous convoque pas, faites comme lui : passez à autre chose. Vous pourrez toujours lui renvoyer un nouveau CV quelques mois plus tard, quand lui-même sera chargé d’une autre mission dans le cadre de laquelle votre profil sera peut-être mieux adapté.

Si vous acceptez les 5 principes ci-dessus, qui régissent le métier de chasseur de tête, vous verrez que ces consultants ne sont pas si « mal élevés » ?

Simplement leurs priorités ne sont pas les vôtres et chacun doit faire un effort pour comprendre l'autre. Non ?